Les Raisins de la colère: Quand le Théâtre accomplit ce que la science a renoncé à faire: nous téléporter dans un autre monde. Publié en 1939, couronné par le prix Pulitzer en 1940, Les Raisins de la colère est d’abord un roman magistral de John Steinbeck.
Adapté au cinéma en 1940 par John Ford, le récit marquera durablement l’histoire du septième art. Depuis cette adaptation réalisée du vivant de l’auteur, aucune autorisation des ayants droit n’avait permis d’en proposer une version complète, ni au cinéma ni au Théâtre. Il aura fallu trois ans d’efforts pour que cette incroyable épopée humaine trouve enfin sa place sur une scène française. Il est vrai que le Théâtre possède ce pouvoir prodigieux : Celui de nous transporter ailleurs. Là où la science a renoncé à inventer la téléportation, le spectacle vivant, lui, l’accomplit. Cette adaptation des Raisins de la colère ressemble à un songe raconté avec une éloquence rare
Xavier Simonin, en merveilleux conteur-narrateur, porte à bras-le-corps la grande traversée des Joad. Il est à la fois leur ombre, leur mémoire, leur souffle. Les émotions glissent sur lui comme une succession de costumes : il se nourrit de tous les personnages, occupe presque tous les espaces de la scène du Théâtre, comme pour étirer les murs et leur donner la dimension d’un réel tangible
Le public n’est plus spectateur : il devient un membre de la famille, embarqué sur les routes poussiéreuses de cette exode bouleversante. On s’attache au grand-père effronté, insolent, terriblement attendrissant; on admire la solidarité et le courage de cette petite tribu qui abandonne tout dans l’espoir de tout reconstruire. Cette aventure humaine devient très vite la nôtre. Leur exode se change parfois en errance, mais jamais en renoncement.
Le conteur est accompagné de musiciens-chanteurs d’exception. Le récit, les voix et les instruments s’imbriquent naturellement, comme les teintes d’une même toile. Chacun demeure unique, mais ensemble ils composent une image grandiose, un puzzle où aucun élément ne peut manquer. Cette harmonie donne naissance à une spectacle qui dépasse le simple cadre Théâtral: Une expérience totale. Les Raisins de la colère, ici, n’est plus seulement un roman, ni un film, ni même une pièce : Les Raisins de la colère c’est surtout une leçon de vie, une odyssée humaine qui ébranle autant qu’elle éclaire… À découvrir absolument
On vous résume ?
Chef-d’œuvre de la littérature américaine, Les Raisins de la colère retrace l’itinéraire de la famille Joad, Métayers contraints de quitter l’Oklahoma pour la Californie, dévastés par la misère et les tempêtes de sable qui ravagent les grandes plaines. Comme des milliers d’Okies, ils furent jetés sur les routes, abandonnés à leur détresse. Steinbeck leur a donné une voix authentique, vibrante d’humanité
Les Raisins de la Colère
AU LUCERNAIRE – Paris
19 novembre 2025 au08 février 2026
Texte de John Steinbeck
Traduction de Marcel DUHAMEL et Maurice-Edgar COINDREAU / ©Gallimard
Adaptation et mise en scène Xavier Simonin
Direction musicale Jean-Jacques Milteau
Chansons (écriture et composition) Claire Nivard, Glenn Arzel
Lumières Bertrand Couderc
Régie générale Ludovic Heime, Maxime Robin
Régie Son Pablo Ruamps
Costumes Aurore Popineau
Production Sea Art
Avec les aides du département de la Vendée et de la Fondation Polycarpe
Remerciements Espace Carpeaux Courbevoie (92), Théâtre Saint Maur (94)
Avec :
Xavier SIMONIN, comédien
Accompagné de 3 musiciens-chanteurs :
Claire NIVARD ou Mary REYNAUD (guitare et chant)
Stephen HARRISON ou Sylvain DUBREZ (contrebasse, violon et chant)
Manu BERTRAND ou Glenn ARZEL (multi-instrumentiste et chant)
Relation presse : Jean-Philippe RIGAUD
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