des figures les plus singulières et inspirantes de la scène musicale internationale. Trompettiste surdoué, compositeur, producteur et explorateur sonore, il a su imposer un style immédiatement reconnaissable, à la croisée du jazz, des musiques du monde, du classique et des sonorités contemporaines.
Né en 1980 à Beyrouth dans une famille d’artistes, son père, Nassim Maalouf, est trompettiste classique, et sa mère, Nada Maalouf, est pianiste. Ibrahim grandit au cœur d’un héritage musical riche, nourri par la tradition arabe et l’excellence occidentale. Très tôt, il apprend la trompette… mais pas n’importe laquelle : une trompette à quatre pistons, inventée par son père, qui permet de jouer les quarts de ton de la musique orientale. Cet instrument devient sa signature, son identité, sa liberté. Installé en France dès son enfance, Ibrahim Maalouf forge un parcours qui défie les frontières. Couronné dans de nombreux concours internationaux, il passe du monde classique aux scènes les plus prestigieuses du jazz et des musiques actuelles avec une aisance rare. Sa sonorité chaude, poétique, profondément humaine, attire les publics du monde entier
INTERVIEW
Ibrahim Maalouf
Artiste indépendant, généreux et prolifique, il multiplie les collaborations avec des univers très différents : Sting, Angélique Kidjo, Marcus Miller, Salif Keita, Oxmo Puccino, Melody Gardot, ou encore Haïdouti Orkestar. Il compose également pour le cinéma, la danse, le théâtre et signe des albums qui rencontrent un immense succès critique et populaire.
Ce qui fait la force d’Ibrahim Maalouf, c’est sa capacité à créer des ponts : entre l’Orient et l’Occident, entre la virtuosité et l’émotion brute, entre les musiques savantes et les musiques populaires. À travers ses concerts souvent grandioses et pourtant profondément intimes, il cherche toujours à raconter une histoire, à transmettre un message, à susciter des « résonances intimes », comme il le dit lui-même.
