Entre humour, tendresse et autodérision, Marie-Hélène Lentini se glisse avec délice dans le rôle de Mathilde dans Notre cher auteur. Comédienne populaire, rompue à l’art de la comédie mais toujours guidée par la sincérité du jeu, elle revient sur ses rencontres marquantes, ses choix de rôles, ses rêves de tragédie… et cette complicité intacte avec Michel Fau.
– L’INTERVIEW –
Marie Hélène Lentini
Djazia Ahrénds – Benhabilés : Dans « Notre cher auteur », qu’est-ce qui vous a immédiatement séduite dans le rôle de Mathilde, et qu’aviez-vous envie d’y apporter de personnel?
Marie Hélène Lentini : Mathilde est une actrice, et cela m’a tout de suite donné envie de jouer avec les petits travers, les « défauts » et les poncifs qu’on associe parfois à ce métier. J’aimais l’idée de les aborder avec humour et autodérision, sans tomber dans la caricature. C’était l’occasion d’apporter quelque chose de personnel, de tendre et de malicieux à ce personnage.
Vous avez joué dans de nombreuses comédies à succès. Selon vous, qu’est-ce qui fait la différence entre une “simple” comédie et une comédie qui touche profondément le public ?
Cela dépend évidemment du sujet et de l’écriture, mais pour moi, la différence se joue surtout dans la sincérité. Peu importe le registre, il faut toujours jouer vrai. Quand l’émotion, même légère, est authentique, le public le ressent immédiatement. C’est cette vérité-là qui, je crois, permet à une comédie de vraiment toucher les spectateurs
J’adorerais retrouver Michel Fau dans une comédie de boulevard
Parmi vos rencontres professionnelles, y en a-t-il une qui vous a particulièrement marquée ? Laquelle, et pourquoi ?
Je ne voudrais surtout pas faire de jaloux ! Mais c’est vrai que Didier Caron, auteur et metteur en scène, a compté dans mon parcours. Nous avons beaucoup travaillé ensemble, et grâce à lui ( qui mettait en scène La Cage aux Folles) j’ai eu la chance de jouer avec Christian Clavier. Ça, on ne l’oublie pas ! Et puis il y à Michel Fau , rencontré au cours de théâtre il y a… On ne compte plus les années, mais la complicité est restée intacte.
Avez-vous déjà refusé un rôle? Pour quelle raison ?
Oui, bien sûr. Souvent pour des questions de planning, tout simplement. Et parfois parce que je sentais que le rôle ne me correspondait pas vraiment. Il faut savoir s’écouter.
Y a-t-il un rôle que vous rêveriez encore d’interpréter au théâtre ou au cinéma ? Avec qui?
Pourquoi pas une tragédie ? Phèdre, par exemple! Sinon, j’adorerais retrouver Michel Fau dans une comédie de boulevard, un genre qu’il revisite et met en scène avec un talent incroyable. C’est une passion commune qui remonte à l’époque où l’on regardait Au théâtre ce soir. (Pour les plus jeunes : faites une petite recherche sur le web!)
Même si l’histoire se déroule dans un milieu artistique, le sujet parle à tout le monde
Si vous pouviez parler à la jeune femme que vous étiez en début de carrière, que lui diriez-vous?
Eh bien… pas mal du tout ! Tu t’es bien débrouillée, tu es toujours là, et tu continues à t’amuser. Beau parcours, Lentini, tu peux te faire un petit clin d’œil
Comment s’est passée votre collaboration avec Jean-Philippe Azéma pour la mise en scène ? Y a-t-il un moment de répétition qui vous a particulièrement marquée ?
C’est déjà notre troisième pièce ensemble, ce qui prouve qu’on s’entend très bien et qu’on a plaisir à se retrouver. Et cette fois, en plus, nous allons jouer ensemble pour la première fois. Une nouvelle aventure !
Si vous deviez convaincre quelqu’un qui ne connaît pas encore la pièce de venir la découvrir, que lui diriez-vous en quelques mots ?
Même si l’histoire se déroule dans un milieu artistique, le sujet parle à tout le monde. Ça manipule, ça ment, ça se joue des apparences… mais toujours avec humour !
Pendant les répétitions ou les représentations, avez-vous un fou rire, un moment insolite ou un secret de coulisses que vous accepteriez de partager avec nous ?
Patience… Les anecdotes sont sous embargo jusqu’au 20 janvier. Après, je balance tout !

NOTRE CHER AUTEUR
À la scène Parisienne
Auteur : Ana-Maria Bamberger
Metteur en scène : Jean-Philippe Azéma
Avec : Marie-Hélène Lentini, Jean-Philippe Azéma, François Legrand, François Nambot
Production : Magus Théâtre Productions & Mes Potes et Moi
Relation presse : Dominique Lhotte – Assistant : Pierre Freudenal
Crédit photo : Franck Harscouët
